Home » Articles posted by admin (Page 7)

Author Archives: admin

Commentaires récents

    Communiqué de l’IAUPL au Forum Politique de Haut Niveau HLPF 2021 – Nations Unies – ECOSOC

    « Une reprise durable et résiliente de la pandémie de COVID-19 qui favorise les dimensions économiques, sociales et environnementales du développement durable : construire une voie inclusive et efficace pour la réalisation de l’Agenda 2030 dans le contexte de la décennie d’action » 

    IAUPL a écrit: Si la continuité pédagogique a été assurée dans les établissements d’enseignement pendant la crise sanitaire liée à la Covid-19, le passage des enseignements à distance a suscité un grand nombre de difficultés qui mettent en exergue les plus-values de l’enseignement en ‘présentiel’. Le retour au présentiel est réclamé par les universitaires avec tous les questionnements que soulèvent le passage partiel ou total des enseignements à distance en temps de pandémie.

    La nature et les volumes des contenus prévus n’ayant pas toujours été adaptés à la modalité ‘distancielle’, les enseignants et les étudiants passent de longues heures devant l’écran et souffrent d’une surcharge de travail. Ceci remet en cause les conditions de travail du personnel de l’enseignement supérieur. Par ailleurs, ces conditions de caractère exceptionnel ne sont pas précisées dans la Recommandation de l’UNESCO concernant le personnel enseignant de l’enseignement supérieur. L’Association Internationale des Professeurs et Maîtres de Conférences des Universités (IAUPL) soutient le principe de libre choix de la méthode d’enseignement (en ‘présentiel’ ou en ‘distanciel’), qui est une condition de la liberté académique de l’enseignant. L’IAUPL dénonce en outre les tentatives d’imposer le ‘distanciel’ comme modalité pérenne d’enseignement post-covid. Sans une prise en compte des considérations éthiques et du respect des libertés fondamentales des enseignants, la pérennité du « distanciel » comme modalité d’enseignement post-covid ne pourra, avec l’arrivée des outils de l’intelligence artificielle dans l’enseignement supérieur, qu’aggraver les conditions de l’apprentissage humain et d’exercice du métier d’enseignant.

    La pandémie amène aussi à s’interroger sur la valeur des diplômes au regard du manque de fiabilité des évaluations, des résultats académiques obtenus par les étudiants pendant la pandémie, des connaissances acquises pendant les semestres concernés de leur cursus et des difficultés voire de l’impossibilité à obtenir et à effectuer une mobilité académique (stage, apprentissage en alternance université-entreprise, mobilité interuniversitaire).  Autant de questions qui suscitent chez eux de fortes incertitudes sur leur avenir et sur leur insertion professionnelle dans les conditions décentes ODD 8 et égalitaires ODD 10.

    L’enseignement distanciel ou le futur « apprentissage artificiel » imposés sans prise en compte de l’avis de l’enseignant est aussi une menace contre le caractère national et international des diplômes : chaque université étant en effet amenée à modifier les maquettes et les méthodes d’apprentissage. Cela créée des différences substantielles entre les enseignements et favorise des conditions défavorables à la reconnaissance des qualifications universitaires dans le cadre de la mobilité académique. En outre le distanciel amène à l’abandon progressif des exigences dans l’obtention des semestres ou années, source de dévalorisation du diplôme ou de déqualification des étudiants.

    L’enseignement supérieur est présenté comme partie intégrante de l’objectif du développement durable ODD 4 « Éducation de qualité » qui garantit l’accès équitable à un enseignement universitaire, la reconnaissance internationale des titres universitaires et la liberté académique. Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 l’IAUPL souhaite réaffirmer que les libertés académiques doivent être respectées dans toutes les conditions d’exercice du métier d’universitaire.

    Télécharger et lire ici les Communiqués écrits des ONG pour le HLPF 2021 sur le site Internet de l’Organisation des Nations Unies ; Communiqué de l’IAUPL est publié sous N° 223, page 321 dans le document téléchargé (UN ECOSOC).

    https://www.un.org/ecosoc/en image réservé à: Organisation des Nations Unies ECOSOC

    Consultation et position de l’IAUPL vis-à-vis de la Recommandation sur l’Ethique de l’Intelligence Artificielle ‘IA’ (UNESCO)

     

    L’UNESCO adopte lors de la 41-ème Conférence Générale la Recommandation sur l’Ethique de l’Intelligence Artificielle

    Le 16 novembre 2021, les Etats-membres ont adoptés la Recommandation, l’IAUPL a été présente au titre d’observateur et de contributeur aux négociations préalables:

    NEGOCIATIONS inter-gouvernementales (mise à jour du 22/06/2021) l’IAUPL a donné son observation lors de la Réunion du 22 juin 2021 concernant le Paragraphe 104 du Projet de la Recommendation: COMMUNIQUE IAUPL:

    CONSULTEZ ICI:
    RAPPORT FINAL de l’UNESCO à télécharger ici : « FINAL REPORT BY THE RAPPORTEUR Final report by the rapporteur of the Intergovernmental Meeting related to a Draft Recommendation on the Ethics of Artificial Intelligence (26 –30 April 2021 and 21-25 June 2021)
    Extrait du Rapport final de l’UNESCO

    citation du Paragraphe 104. de la Recommendation UNESCO: « Les États membres devraient encourager les initiatives de recherche portant sur l’utilisation responsable et éthique des technologies de l’IA dans l’enseignement, la formation des enseignants et l’apprentissage à distance, entre autres sujets afin d’élargir les possibilités et d’atténuer les problèmes et les risques qui existent dans ce domaine. Ces initiatives devraient s’accompagner d’une évaluation adéquate de la qualité de l’éducation et de l’impact sur les élèves et les enseignants de l’utilisation des technologies de l’IA. Les États membres devraient également faire en sorte que les technologies de l’IA autonomisent les élèves et les enseignants et améliorent leur expérience, tout en gardant à l’esprit que les dimensions relationnelles et sociales et la valeur des formes traditionnelles d’enseignement sont essentielles dans les relations enseignant/élève et élève/élève, et qu’elles devraient être prises en compte lorsque l’on examine l’adoption de technologies de l’IA dans l’éducation. Les systèmes d’IA utilisés dans l’enseignement devraient être soumis à des exigences strictes en matière de suivi, d’évaluation des capacités ou de prédiction des comportements des apprenants. L’IA devrait soutenir le processus d’apprentissage sans réduire les capacités cognitives, ni recueillir de données sensibles, dans le respect de la réglementation pertinente en matière de données personnelles. Les données communiquées pour acquérir des connaissances qui sont collectées pendant les interactions entre l’apprenant et le système d’IA ne doivent pas être utilisées abusivement, détournées ou exploitées à des fins criminelles, y compris dans un but commercial, ne doivent pas être utilisées abusivement, détournées ou exploitées à des fins criminelles. »

    mise à jour du 16/06/2021:

    Les Etats-Membres et les Experts-participants ont acceptés, après les débats d’une demi-heure, les dispositifs concernant les amendements proposés par la Tunisie, l’Allemagne et l’Autriche, dans les Paragraphes 112 et 113 de la Recommendation, qui concernent la Liberté d’Expression et les Libertés Académiques et Scientifiques:

    Citation du Paragraphe 112 de la Recommendation de l’UNESCO. « Les États membres devraient utiliser les systèmes d’IA pour améliorer l’accès à l’information et au savoir. Ils peuvent notamment mettre en place des initiatives visant à aider les chercheurs, le milieu universitaire [Allemagne] et les développeurs, les journalistes, le grand public à améliorer la liberté d’expression, [Tunisie, Autriche] les libertés académiques et scientifiques et l’accès à l’information, et à accroître la divulgation proactive des données et informations officielles. »

    « 113. Les États membres devraient garantir la liberté d’expression et l’accès à l’information dans le contexte de la création, de la modération et de la conservation automatisées des contenus. Des cadres appropriés, y compris réglementaires, devraient assurer la transparence des opérateurs de communication et d’information en ligne, permettre aux utilisateurs de faire leurs propres choix concernant les flux de contenus personnalisés, et prévoir des systèmes de notification immédiate aux utilisateurs des raisons de la suppression ou d’autres traitements des contenus, ainsi que des mécanismes de recours donnant aux utilisateurs la possibilité de demander réparation ».

    Transmission de la réunion du 16/06/2021 ici (Youtube) et des débats sur ces articles aux séquences 2’26″ »

     

    OBSERVATION de l’IAUPL : Notre intervention en qualité d’observateur ONG aux débats généraux du Comité intergouvernementale concernant la ‘Recommandation sur l’Ethique de l’Intelligence Artificielle’ en faveur de la défense des Libertés académiques.

    Vous trouverez sur le site web dédié toutes les informations nécessaires à la réunion, y compris le lien Webcast et les documents de travail et d’information. 

    RAPPORT FINAL DE L’UNESCO de déroulement des réunions de négociation avec la contribution de l’IUPL inscrite ci-téléchargé: Final report by the rapporteur of the Intergovernmental Meeting related to a Draft Recommendation on the Ethics of Artificial Intelligence (26 –30 April 2021 and 21-25 June 2021)

    COMMUNIQUE N°1 IAUPL

    mise à jour du 11/06/2021

    CONSULTATION UNESCO de la DRAFT Version ( juillet 2020 ) et la réponse de l’IAUPL:

    International Association of University Professors and Lecturers (IAUPL) welcomes the preliminary draft recommendation and underlines the need for academic freedom to be explicitly safeguarded in to Recommandation sur l’éthique de l’Intelligence Artificielle de l’UNESCO (2021)

    Réponse du 31 juillet 2020 de l’IAUPL à l’UNESCO – à la Consultation concernant la Recommandation de l’UNESCO :« Éthique de l’intelligence artificielle »

    Concernant le paragraphe : « PRÉAMBULE » 

    Si vous avez des commentaires d’ordre général, y compris des suggestions spécifiques sur ce qui pourrait être révisé, ajouté ou supprimé, veuillez l’indiquer dans la zone de texte ci-dessous : 

    La recommandation concernant l’éthique de l’intelligence artificielle doit prendre acte de la Recommandation concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur (UNESCO, 1997), car elle fait une référence aux dispositifs de celle-ci concernant l’enseignement universitaire et l’éthique de l’enseignant universitaire dans le troisième objectif des actions : le renforcement des capacités en matière d’éthique de l’IA (points 66-78) du dit document.

     Si vous avez une formulation spécifique à proposer, veuillez l’indiquer dans la zone de texte ci-dessous : 

     Dans le paragraphe « Prenant acte de la Déclaration de l’UNESCO sur les responsabilités des générations présentes envers les générations futures (1997) … (à ajouter) : « Recommandation de l’UNESCO concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur (1997) ».

    Concernant le paragraphe : IV. DOMAINES D’ACTION STRATÉGIQUE

    TROISIÈME OBJECTIF DES ACTIONS : LE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS EN MATIÈRE D’ÉTHIQUE DE L’IA

    Action stratégique 5 : Promouvoir l’éducation et la sensibilisation à l’éthique de l’IA

    Si vous avez des commentaires d’ordre général sur l’action stratégique 6, y compris des suggestions spécifiques sur ce qui pourrait être révisé, ajouté ou supprimé, veuillez l’indiquer dans la zone de texte ci-dessous : 

     Point 67 : Ce point doit être lu « conformément aux traditions d’autonomie et de liberté universitaire ». Les libertés universitaires et l’autonomie des enseignants doivent être pris en considération dans le processus de mise en place des programmes d’enseignement sur l’IA.

     Point 69 : L’adaptation du contenu des formations universitaires aux différentes innovations (dont l’IA) est élément essentiel de l’organisation pédagogique universitaire, mais celle-ci doit respecter la qualité des contenus complets des formations et respecter les principes de la liberté pédagogique des enseignants-chercheurs à la conception du contenu conformément à la ‘Recommandation concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur’ (1997 UNESCO). L’IA doit agir dans un but d’amélioration des conditions d’exercice des métiers des enseignants-chercheurs universitaire.

     Point 69 : La phrase suivante « Par ailleurs, la mise en cohérence des formations en ligne et continues et le cumul des diplômes devraient être envisagés pour faciliter la souplesse et l’actualisation des programmes d’enseignement » n’a pas de sens et doit être réécrit.

     Point 70 : Les connaissances relatives à l’intelligence artificielle doivent elles-mêmes être issues du processus de la recherche critique de la pensée humaine et non d’un processus technologique de l’intelligence artificielle. Il permettra d’éviter l’autopromotion de l’intelligence artificielle par elle-même et de renforcer le cadre éthique de la pensée humaine.

     Point 72 : Dans le cadre de la collaboration entre les établissements universitaires de l’enseignement supérieur et les entreprises il faut respecter l’autonomie des établissements et la liberté des enseignants universitaires pour monter les formations en fonctions de leurs objectifs et projets de recherches critiques et l’intégration des résultats de recherches dans les enseignements nouveaux. Ici le terme « alignement » sera difficilement acceptable par la communauté universitaire même s’il peut y avoir une collaboration entre les établissements universitaires et les entreprises et le montage des projets communs, mais il ne peut pas être question « d’alignement » !

     Point 75 : L’éthique de la recherche est une préoccupation de tous les chercheurs et enseignants-chercheurs, mais on ne peut pas imposer à ceux-ci une quelconque organisation : la recherche est et doit être libre !

    Si vous avez une formulation spécifique à proposer, veuillez l’indiquer dans la zone de texte ci-dessous : 

    Point 67 :  à ajouter : … « conformément à leurs programmes d’éducation nationale et à leurs traditions d’autonomie et de liberté universitaire ».

     Point 69 : – remplacer  « assouplir » par « concevoir ».

    –       ajouter à la fin : « dans les respects des principes des libertés pédagogiques des enseignants du supérieur et de respect de la qualité des formations ».

     Point 69 : La phrase à réécrire comme : « Par ailleurs, la mise en cohérence des formations en ligne et des formations en présentiel et l’interaction entre les formations devraient être envisagées pour faciliter l’adaptation et l’actualisation des programmes d’enseignement ».

     Point 70 : à ajouter : « Les connaissances relatives à l’intelligence artificielle diffusées au public doivent elles-mêmes être issues du processus de la recherche critique de la pensée humaine. L’IA fonctionne au service d’élaboration des nouvelles connaissances humaines et d’amélioration des conditions d’exercice des métiers du personnel enseignant de l’enseignement supérieur ».

     Point 72 : remplacer « en vue de l’alignement » par « en vue de la co-création ».

    Contribution de l’IAUPL à la Recommandation UNESCO sur l’éthique de l’IA (2020–2021):

     1. Contexte de participation

    • Consultation lancée en 2020 par l’UNESCO sur le projet de Recommandation IA.

    • L’IAUPL, en tant qu’ONG partenaire officiel de l’UNESCO depuis 1945, a transmis sa réponse écrite;

    • Oleg Curbatov a directement adressé la réponse à la Section IA de l’UNESCO, en insistant sur le domaine de compétence de l’IAUPL: l’enseignement supérieur et la recherche universitaire.


     2. Apports conceptuels majeurs de l’IAUPL

    a) Inscription de la Recommandation de 1997 dans le préambule

    • Proposition d’inclure la Recommandation UNESCO sur la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur (1997).

    • Justification : L’IA affecte directement la liberté pédagogique et la déontologie universitaire.

     b) Défense de la liberté académique

    • Point 67 : Ajouter une clause explicite sur la tradition de Liberté Universitaire.

    • Point 69 : Rejet du terme « assouplir » les programmes par L’IA  – préférer « concevoir » dans le respect des libertés pédagogiques.

    • Point 72 : Rejet du terme « alignement » université-entreprises – proposer « co-création ».

    • Point 75 : Affirmation que la recherche doit rester libre, non subordonnée à une logique externe ou bureaucratique.

    c) Critique des formulations floues ou technocratiques

    • Appels à clarifier certaines phrases jugées imprécises (point 69 sur les formations en ligne).

    • Préconisation d’un langage normatif respectueux du cadre universitaire.


    3. Impact de ces propositions dans la version finale (2021)

    • Bien que la version finale ne cite pas directement l’IAUPL, plusieurs des principes qu’elle a défendus ont été intégrés ou repris :

      • Liberté universitaire renforcée dans les domaines d’action sur l’éducation.

      • Participation explicite des enseignants-chercheurs dans la gouvernance de l’IA (section éducation et renforcement des capacités).

      • Émergence de concepts comme et respect de la pensée épistémique, qui reflètent la terminologie IAUPL.

      •  Reconnaissance de la nécessité de préserver la pensée critique humaine dans la production de savoirs.

    réponse de l'IAUPL à la version draft de la recommandation de l'UNESCO sur l'éthique de l'Intelligence artificielle 2020

    IAUPL CURBATOV IA 2020

    Réponse IAUPL Curbatov à la draft version de la recommendation IA UNESCO

     

    Texte final de la Recommandation (2021) – Éléments correspondants avec la consultation de l’IAUPL

    Paragraphe central de la recommandation modifié lors de la réunion inter-gouvernementale en juin. 2021 suite à l’intervention de l’IAUPL à la Consultation formelle et informelle avec les Etats membres:

    Paragraphe 112 : « Les États membres […] peuvent notamment mettre en place des initiatives visant à aider […] les chercheurs, le milieu universitaire […] à améliorer la liberté d’expression, les libertés académiques et scientifiques […]. »

    Thème Contenu retenu
    Liberté académique ✅ Mention explicite dans le §112
    Enseignement supérieur ✅ Reconnaissance du rôle des universités et chercheurs
    Co-création / Autonomie ✅ Implicite dans l’encouragement à l’adaptation éthique et contextuelle
    Évocation de la Recommandation 1997 ❌ Non explicitement mentionnée
    Alignement science-université-ia ⚠️  reformulé avec prudence
    Recherche critique de l’IA 🟡 Évoquée indirectement (importance des évaluations humaines)

    Correspondance directe avec la Consultation IAUPL

    Proposition IAUPL (2020) Repris dans version finale 2021 ? Référence
    Mention de la liberté universitaire ✅ Oui §112
    Refus d’alignement unilatéral ✅ Implicite §72, §94
    Respect de la liberté pédagogique ✅ En principe §69, §112
    Référence explicite à la Recommandation 1997 ❌ Non repris  
     La pensée humaine / la sécurité 🟡 Partiellement  
    Défense de la recherche libre ✅ Oui  L’analyse approfondie du Paragraphe §112

    Contribution de l’IAUPL à ce paragraphe 112

    Bien que la réponse officielle de l’IAUPL à la consultation publique de 2020 sur l’éthique de l’IA est présente point par point par Oleg Curbatov à l’UNESCO dans son courrier du 03 août 2020, plusieurs propositions de l’IAUPL sont en résonance directe avec son esprit :

    1. Défense explicite des libertés académiques et scientifiques

    Dans sa réponse, l’IAUPL insiste sur :

    • la liberté universitaire,

    • l’autonomie des enseignants-chercheurs,

    • la qualité de la recherche indépendante,

    • et la nécessaire non-subordination des savoirs humains à l’IA.

    Ces éléments s’alignent clairement avec l’objectif du paragraphe 112, qui est de renforcer les libertés académiques et l’accès à l’information via des systèmes d’IA – à condition que cela serve la liberté et non qu’elle soit conditionnée par la technique algorithmique de l’IA.

    2. Promotion de la co-création et non de l’alignement imposé

    L’IAUPL a explicitement proposé que l’interaction entre universités et entreprises soit basée sur la co-création de savoirs et non sur un « alignement » (terme jugé inapproprié par la communauté universitaire pour la conception ds programmes pédagogiques basés sur la recherche universitaire). Cela rejoint la logique du §112 qui suggère que les systèmes d’IA doivent être mis au service des chercheurs, et non l’inverse.

    3. Protection contre l’autopromotion algorithmique

    Le point final de la réponse IAUPL avertit contre le risque que l’IA soit utilisée pour auto-valoriser ses propres contenus, au détriment de la pensée critique humaine. Cela anticipe les enjeux liés à la transparence des sources et à la proactivité dans la divulgation de données, comme recommandé au §112 de la Recommandation.


    Conclusion

    La Réponse de l’IAUPLa contribué de manière significative à l’inscription explicite des libertés académiques et scientifiques dans la version finale de la Recommandation (cf. §112). Plusieurs points stratégiques proposés (refus d’alignement, co-création, autonomie universitaire) ont été partiellement ou totalement intégrés, bien que parfois de manière implicite ou reformulée.

    L’IAUPL a donc consulté avec l’orientation académique de la Recommandation IA UNESCO, particulièrement en ce qui concerne la protection des libertés universitaires dans le contexte de l’IA.

    Couverture des réunions ONG/914 et ONG/919 du Comité chargé des organisations non-gouvernementales de l’ONU

    Lire ici le texte ONG/914 sur le site de l’ONU www.un.org

    Lien vers le site de l’ONU – ONG/919 du Comité des organisations non-gouvernementales ECOSOC

    Protection des Libertés Académiques et des Droits de l’Homme au 211-ème Conseil Exécutif de l’UNESCO

    remerciements à Mme SE. Véronique Roger-Lacan, Déléguée de la France à l’UNESCO

    Afrique: webinaire de l’Université virtuelle de Mali

    Dans le cadre de l’accélération des stratégies et d’une mise en oeuvre efficace des Objectifs du développement durable (ODD4, ODD8 et ODD9), IAUPL a assisté au webinaire co-organisé par le réseau ITAUN IT-réseau des universités africaines et l’Université virtuelle de Mali « Quel a été impact du Covid 19 sur le panorama commercial? » avec une intervention de notre Collègue de la région Maroc – Afrique Pr. Nabil Jedlane qui est intervenu au coté de:
     M. Harouna NIANG, Ministre de l’industrie, du Commerce et de la Promotion des Investisseurs du Mali, 
    – Kacem AITYALLA : Président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie en France, Ambassadeur CDA
    – Yassine BUHARA: 1er vice-président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie en France, Ambassadeur CDA
    – Aram BELHADJ : Docteur de l’université d’Orléans, enseignant chercheur à l’Université de Carthage, Faculté des sciences économiques et de gestion de Nabeul, Tunisie.
    avec les modérateurs :  
    – Amadou DIAWARA: président du Cluster Digital Africa, CEO Famib Group, président de l’Université virtuelle UVPP-KINGUI du Mali
    – Nana DIABY:  CEO Phiphi Plus – Communication

    Conseil central de l’IAUPL 2020

    Les représentants des Régions (Europe, Asie, Afrique et Amérique du Sud) se sont réuni(e)s au Conseil central de l’IAUPL, le 18 décembre 2020

    • Membres du Conseil:
    • Jean-Louis CHARLET, Président de l’IAUPL, Professeur émérite, France;
    • Mohamed MAHASSINE, Vice-Président de l’IAUPL, Professeur, Maroc;
    • Michel GAY, Secrétaire Général de l’IAUPL, Professeur des Universités;
    • Piere DEHOMBREUX, Trésorier de l’IAUPL, Professeur, Belgique;
    • Oleg CURBATOV, Maître de Conférences HDR, France et Moldavie, secretariat de l’IAUPL et relations avec l’UNESCO/l’ONU;
    • Invités conformément aux Statuts de l’IAUPL
    • Christina DE MELLO, Professeure, USPM, Brésil;
    • Gérard TEBOUL, Professeur des Universités, France
    • Samir MEHDIZADE, Professeur des Ecoles, Azerbaidjan.

    sont excusés pour les raisons impératives: les membres du Conseil et les représentant(e)s de: San-Marino, Allemagne, Togo, Italie, Serbie et Moldavie.

    IAUPL intervient à la 210-ème session du Conseil Exécutif de l’UNESCO (Comité PNG, partenariat non-gouvernemental, point 34 ODJ), le 4 décembre 2020

    re-écouter la session PNG sur le site de l’UNESCO (cliquez ici pour écouter notre intervention orale)

    Madame la Présidente du Comité PNG du Comité Exécutif de l’UNESCO, Chères et chers Déléguées des Etats Membres du Comité, cher.e.s Collègues des ONG

    Dans les actes constitutifs de l’UNESCO il a été noté que la paix qui repose uniquement sur les décisions politiques ne sera pas durable’, – ce propos a été souligné hier par la Représentante du Pakistan lors des Débats généraux au 210ème session du Conseil Exécutif. de l’UNESCO. Dans la même ligne de pensée et, en réaffirmant le caractère inter-gouvernemental de l’Organisation, la durabilité devrait intégrer les partenariats avec les organisations non-gouvernementales en vue de sauvegarder des droits fondamentaux de la société civile, dont la liberté d’expression et la liberté académique des enseignants-chercheurs universitaires.

    Certes, nous notons notre satisfaction quant aux questionnaires lancés pour la participation des ONG aux consultations concernant la future stratégie C/4- C/5 de l’UNESCO et la Recommandation sur l’éthique de l’intelligence artificielle. IAUPL a proposé d’inscrire la liberté académique dans ces documents normatifs.

    Certes, nous affirmons que le droit à la liberté d’expression, pour lequel l’UNESCO a son mandat, est inscrit dans la proposition de la Directrice Générale concernant le projet de stratégie à moyen terme pour le 41/C4, notamment dans l’Objectif Stratégique 3 – Effet 6 : la liberté d’expression et le droit à l’information (Document 210/EX 22).

    Admettons qu’au-delà de l’événement dramatique que fut en France la disparition brutale de l’enseignant Samuel Paty, la liberté académique et le statut d’universitaire sont menacés par une suppression de la procédure indépendante de qualification d’enseignants-chercheurs CNU, qui est une seule garante collégiale pour assurer la qualité de l’enseignement supérieur.

    Certes, il a été souligné dans la Proposition de la Directrice Générale, que les activités concernant la liberté d’expression de la presse soient menées de manière intersectorielle « afin de favoriser les libertés académiques, scientifique et artistique ».

    Néanmoins, l’IAUPL s’interroge si, sans dialogue avec les ONG, les futures thématiques transversales au sujet de la liberté académique ne risqueraient pas de s’éloigner des problématiques spécifiques à l’enseignement supérieur ? Comment trouver un « intérêt commun » de thématiques et s’assurer que personne ne soit laissé pour compte ? Cette question a été soulevée par la Présidente du Comité PNG il y a quelques minutes lors de l’ouverture de cette session PNG.

    Mesdames et Messieurs,

    A ce témoignage de l’actualité de la communauté académique, et en se rapprochant de l’Ordre du jour du Comité, l’IAUPL souhaiterait savoir :    

    ‘Comment seront organisés les travaux intersectoriels des États membres en partenariat non-gouvernemental permettant de garantir l’implication dans un dialogue de qualité et la réponse à la diversité des questionnements formulés par les ONG ?’

    IAUPL participe à l’initiative de l’UNESCO « Les Futurs de l’éducation » en Afrique et en Amérique Latine

    Dans le cadre du programme de l’UNESCO qui vise à étudier les Futurs de l’éducation, l’IAUPL contribue à une étude du terrain auprès des publiques concernés en nous intéressant au volet que nous jugeons pertinents en notre qualité d’universitaires, acteurs de la société civile, organisations non gouvernementales etc.
    A ce titre nous avons réuni une panoplie d’experts de renommée internationale pour partager leurs expériences et émettre leurs points de vues éclairés, dans l’objectif de dresser une liste de recommandations visant à contribuer au futur de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique en Afrique.
    Rejoignez-nous ( comité de Liaison Afrique de l’IAUPL)
    webinaire du 17 novembre 2020 avec les participant.e.s en ligne

    L’IAUPL et l’ESPM (Brésil) mènent une enquête dans le cadre de groupes de discussion dont les résultats seront synthétisés pour la Commission Internationale de l’UNESCO sur Les Futurs de l’Education et aideront à façonner le débat mondial. Si vous souhaitez obtenir plus d’informations, veuillez nous contacter: Pr. Cristina Helena P. De Mello, Représentante de l’IAUPL au Brésil.

    Les universitaires et le personnel des établissements de l’enseignement supérieur du Brésil participent à la consultation ESPM-IAUPL et à l’initiative de l’UNESCO « Les Futurs de l’Education », webinaire le 10 novembre 2020.


    IAUPL e a ESPM (Brazil) realizam uma pesquisa por meio de discussões de grupos de foco cujos resultados serão sintetizados para a Comissão Internacional da UNESCO sobre o « Futuro da Educação » e ajudarão a moldar o debate global. 


    Caso tenha interesse em participar ou em obter mais informações, entre em contato conosco: 
    Prof. Cristina Helena De Mello chmello(at)espm.br

    IAUPL a participé à la Conférence Internationale des ONG (CIONG) de l’UNESCO. IAUPL a souligné l’importance de la liberté académique face aux crises sanitaires Covid-19




    IAUPL a défendu la liberté académique – et a proposé de l’intégrer explicitement dans la Recommandation 8
    ( ci-après Extrait du texte de la RESOLUTION CIONG 2020, UNESCO) – Recommandation 8 : « Veiller au respect des droits humains et promouvoir la citoyenneté mondiale, notamment grâce à des programmes culturels adaptés. Garantir la liberté de la presse, tout en luttant contre la désinformation, et la liberté académique, scientifique et artistique, tout en protégeant les conditions d’exercice des métiers concernés, particulièrement en temps de crise. Soutenir les médias de communication audiovisuelle, y compris du service public. »

    Recommendation 8: « Ensure respect for human rights and promote global citizenship in particular through appropriate cultural programmes. Guarantee freedom of the press while combating disinformation, and academic, scientific and artistic freedom, while protecting the conditions of exercise of the professions concerned, particularly in times of crisis. Support audio-visual communication media, including public service media. »

    La Conférence Internationale des ONG partenaires officiels de l’UNESCO 2020 s’est tenue du 16 au 18 décembre 2020.

    Compte tenu des conditions sanitaires mondiales actuelles, la Conférence est en ligne.
    Informations sur le blog du Comité de Liaison des ONG de l’UNESCO

    IAUPL adresse le Communiqué – Statement au Forum Politique de Haut Niveau HLPF 2020 ECOSOC- ONU, 2020

    Télécharger les Communiqués Statements des ONG au HLPF 2020 sur le site du Forum ( Communiqué de l’IAUPL N°82 pp.134-135 ( en français et en anglais)

    Communiqué de l’IAUPL au HLPF 2020 ECOSOC ONU: « Action accélérée et solutions transformatrices: une décennie d’action et des résultats pour le développement durable »

    Français

    L’enseignement supérieur est présenté comme partie intégrante de l’Objectif du développement durable 4 : Éducation « assurer l’accès de tous à une éducation de qualité ». Dans ce cadre, l’UNESCO souhaiterait promouvoir la mobilité universitaire par le biais de la « Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur », un nouvel instrument des Nations Unies qui a été adopté par l’UNESCO en novembre 2019.

    Pour l’Association Internationale des Professeurs et Maîtres de Conférences des Universités (IAUPL), il convient de se questionner sur le rôle et les responsabilités des universitaires en matière de reconnaissance des qualifications considérées par cette nouvelle Convention. Il est connu que ce sont les universitaires qui conçoivent les programmes de formation et assurent leurs qualités, dans le cadre des principes qui régissent leurs missions, et d’abord le respect des libertés universitaires consubstantielles de leur métier : la liberté pédagogique, la liberté scientifique et la liberté d’expression. Il conviendrait donc d’inciter les universitaires dans la mise en place, le déroulement des formations et la reconnaissance des qualifications en lien avec les responsabilités/libertés académiques. La Convention s’appuie dans son préambule sur la « …nécessité d’asseoir et de protéger les principes de liberté académique et d’autonomie des établissements d’enseignement supérieur… », ces principes sont régulièrement rappelés dans les articles de la Convention en référence aux « autorités compétentes ». Quelque soient les raisons juridiques ou politiques et la hauteur d’une telle conception de la reconnaissance, ces articles semblent d’abord conçus à l’égard de l’instance administrative.

    On pourrait souhaiter que les universitaires et associations d’universitaires de divers pays soient appelés à se prononcer sur la reconnaissance et l’évolution du nouveau cadre de la mobilité-formation, notamment vers  ‘mobilité/ enseignement numérique’, en recueillant et en présentant sur ce sujet leur propre opinion. Il pourrait en être de même, et à plus juste titre encore, pour le concept de ‘liberté académique’ dans les conditions statutaires spécifiques de la reconnaissance de qualifications Doctorales selon le principe d’une collégialité universitaire indépendante.

    L’action d’accélération et la mise en place réussie de la Convention peuvent évoluer en fonction, non seulement des instruments juridiquement contraignants, mais aussi en fonction des circonstances de son application et son perfectionnement par des recommandations ‘non contraignantes’ qui seront proposées par les universitaires du statut libre.

    La voie de transformation : rendre l’universitaire acteur actif de la reconnaissance des qualifications.

    Ici la Convention sera mise en relation avec les responsabilités des universitaires en la matière, de la même façon que le Professeur René CASSIN, membre fondateur de l’IAUPL, mettait en relation le concept de ‘liberté académique’ avec les Déclarations et Pactes internationaux sur le Droit de l’Homme.

    L’IAUPL s’insère pour aider à accélérer les stratégies et la mise en œuvre des voies de transformations pour une « décennie d’action et de réalisations en faveur du développement durable » avec un message-clé de ‘promotion à travers le monde de la Convention et des Libertés Académiques’.

    English:

    IAUPL Statement for HLPF 2020 ECOSOC UN: « Accelerated action and transformative pathways: realizing the decade of action and delivery for sustainable development »

    Higher Education is an integral part of Sustainable Development Goal 4 Education: « ensuring access to quality education for all ». In this context, UNESCO would like to promote academic mobility through the « Global Convention on the Recognition of Qualifications concerning Higher Education », a new United Nations instrument adopted by UNESCO in November 2019.

    The International Association of University Professors and Lecturers (IAUPL) finds it necessary to question the role and responsibilities of academics in the recognition of qualifications considered by this new Convention. It is academics who design training programs and ensure their qualities to the principles that govern their missions, most importantly, the respect for academic freedoms, which constitute an integral part of their profession educational freedom, scientific freedom and freedom of expression. It would therefore be advisable to encourage academics to establish and conduct training, as well as recognize qualifications linked to academic responsibilities and freedoms. The Convention refers in its preamble on the “…need to uphold and protect the principles of academic freedom and of the autonomy of higher-education institutions”. These principles are repeatedly referred to in the articles of the Convention with reference to « competent authorities ». Whatever the legal or political reasons and the significance of such a concept of recognition, these articles seem at first to have been conceived with regard to administrative authorities.

    We hope that academics and associations of academics from various countries will be called upon to express their opinion on the recognition and development of the new framework for mobility education, in particular on ‘digital mobility/education’, by collecting and presenting their views. It could be similar, and more rightly so, for the concept of « academic freedom » under the specific statutory conditions for the recognition of PhD-doctoral qualifications according to the principle of independent university collegiality.

    The acceleration action and the successful implementation of the Convention may evolve in line with not only legally binding instruments, but also, depending on the circumstances of its application and development, by ‘non-binding’ recommendations which will be offered by independent status academics.

    The transformative pathways: making a university actor active in the recognition of qualifications.

    Here the Convention will be linked to the responsibilities of academics in this area, in the same way as Professor René CASSIN, a founding member of IAUPL, linked the concept of academic freedom with international Declarations and Pacts on Human Rights.

    The IAUPL plays a role in helping to accelerate the strategies and implement transformation paths for a “decade of action and delivery for sustainable development” with a key message of “promotion throughout the world of the Convention and Academic Freedoms”.