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    Appel à participation à la Conférence de l’IAUPL 2021 Marrakech, Maroc – les 17-19 novembre 2021:

    « Mobilité Académique et Formations Numériques au service du développement de l’Afrique »

    Réception des propositions de participation ( en presencia à Marrakech ou en numérique ZOOM ) et des intentions d’une communication (résumé d’une page) à envoyer à: Pr. Mohamed MAHASSINE m.mahassine61 (at) gmail.com et Dr. Oleg CURBATOV oleg.curbatov ( at ) yahoo.fr avant le 30 SEPTEMBRE 2021

    Appel à participation complet avec une fiche de participation à télécharger ici

    (ici) Site internet de la Conférence – Université de Marrakech

    Réception des propositions de participation ( en presencia à Marrakech ou en numérique ZOOM ) et des intentions d’une communication (résumé d’une page).
    à envoyer à: Pr. Mohamed MAHASSINE m.mahassine61 (at) gmail.com et Dr. Oleg CURBATOV oleg.curbatov( at) yahoo.fr avant le 15 JUIN 2021 ( PROLONGATION: avant le 30 SEPTEMBRE 2021)

    Appel à participation intégral avec une fiche de participation à télécharger ici – sur le site de la Conférence

    AVEC UN SOUTIEN DE L’UNESCO (UNITED NATION EDUCATIONAL, SCIENTIFIC and CULTURAL ORGANIZATION)

    Communiqué: Réforme du Statut d’enseignant-chercheur en Tunisie

    Les observations de l’Association Internationale des Professeurs et Maîtres de Conférences des Universités (I.A.U.P.L.), ONG au sein du système de l’Organisation des Nations-Unies, visent à aider les États à élaborer et mettre en œuvre des politiques mondiales en faveur des enseignants universitaires conformément à la Recommandation concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur’ (UNESCO, 1997) qui stipule notamment que :

    • « L’accès à la profession académique dans l’enseignement supérieur devrait être fondé exclusivement sur les qualifications académiques, la compétence et l’expérience acquise » (Article 25, Partie VI, paragraphe A).
    • « Il convient de favoriser, tant au niveau international qu’au niveau national, l’application des normes internationales susmentionnées au bénéfice de l’enseignement supérieur. A cette fin, le principe des libertés académiques devrait être scrupuleusement respecté ». (Article 27, Partie VI, paragraphe A)
    • « Le personnel enseignant de l’enseignement supérieur devrait jouir du droit à la liberté syndicale et l’exercice de ce droit devrait être activement encouragé. La négociation collective ou toute procédure équivalente devrait être encouragée conformément aux normes établies par l’Organisation internationale du travail dans les instruments énumérés à l’appendice » (Article 52, Partie IX, paragraphe E).

    L’IAUPL a pris connaissance des déclarations du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique de la République Tunisienne concernant la réforme de l’enseignement supérieur qui annoncent la création d’un statut à tronc commun mêlant les enseignants-chercheurs à d’autres corps enseignant à l’université tunisienne et de surcroît avec une multitude de grades. Plus précisément, le statut proposé par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique de la République Tunisienne comporte sept grades séparés. Ce statut permet également à d’autres corps enseignants sans qualification diplômante à la recherche d’intégrer le corps des enseignants-chercheurs.

    Or, le système le plus couramment utilisé dans le monde ne comporte que deux corps principaux : Professeurs des Universités et Maîtres de Conférences. Le diplôme de Doctorat (et son équivalent international : PhD, Candidat des Sciences, etc…), qui correspond au titre universitaire d’une formation par la recherche, est le seul garant de l’accès aux fonctions initiales d’enseignant-chercheur par le biais d’un concours de recrutement indépendant et qui assure la qualité du système d’enseignement national et sa cohérence à l’international.

    Aussi l’IAUPL, en référence à la Recommandation de l’UNESCO 1997, considère que cette réforme crée des conditions inégalitaires d’accès aux fonctions universitaires et qu’elle remet en cause l’assurance qualité dans l’enseignement supérieur en Tunisie.

    La réforme de l’enseignement supérieur en Tunisie supposerait-elle une création de sept titres académiques différents qui correspondraient aux conditions d’accès équivalentes à chaque grade d’enseignants-chercheurs, énoncé par la réforme et, qui seront reconnus par une communauté internationale ?

    De point de vue d’une ONG internationale des universitaires, la réforme de l’enseignement supérieur en Tunisie est en contradiction avec la Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relative à l’enseignement supérieur’ (UNESCO, 2019) et créera des différences substantielles pour la finalité et la reconnaissance du titre de Doctorat tunisien à l’international. Elle ne donnera pas non plus de garanties à un accès égalitaire et harmonique aux différents grades universitaires des titulaires du Doctorat, y compris pour les jeunes tunisiens qui l’ont obtenu à l’étranger et qui sont de retour dans leur pays d’origine. La réforme déstabilisera une mise en place collégiale de l’assurance qualité de l’enseignement supérieur et du renforcement des capacités des enseignants-chercheurs dans les universités tunisiennes et compromettra les libertés académiques.

    Or, selon l’Article VIII point 2 Section IV de ladite Convention : « chaque État Partie, dans la mesure du possible, en fonction de sa situation et de sa structure constitutionnelle, législative et règlementaire, doit mettre en place un système objectif et fiable pour l’homologation, la reconnaissance et l’assurance qualité de ses établissements d’enseignement supérieur afin de favoriser la confiance dans son système d’enseignement supérieur ».

    L’IAUPL met actuellement l’accent sur la promotion harmonieuse de la ‘Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur’ et de ses équivalents régionaux et internationaux, notamment pour répondre aux demandes toujours plus nombreuses d’une assurance qualité face à l’internationalisation croissante de l’enseignement supérieur.

    L’IAUPL appelle le Gouvernement de la République Tunisienne au dialogue, dans des conditions démocratiques, avec les organisations du personnel enseignant, notamment avec le syndicat IJABA au niveau national, afin de mettre en cohérence le Statut des enseignant-chercheurs avec les conditions normatives internationales ; cela en vue de ne pas créer de différences substantielles dans l’assurance qualité, d’assurer un accès juste et équitable à la profession, de défendre les jeunes docteurs et de protéger les conditions statutaires des enseignants-chercheurs Tunisiens conformément à l’Objectif du Développement Durable ODD 8 ‘Travail décent’ de l’Agenda 2030.

    Afrique: webinaire de l’Université virtuelle de Mali

    Dans le cadre de l’accélération des stratégies et d’une mise en oeuvre efficace des Objectifs du développement durable (ODD4, ODD8 et ODD9), IAUPL a assisté au webinaire co-organisé par le réseau ITAUN IT-réseau des universités africaines et l’Université virtuelle de Mali « Quel a été impact du Covid 19 sur le panorama commercial? » avec une intervention de notre Collègue de la région Maroc – Afrique Pr. Nabil Jedlane qui est intervenu au coté de:
     M. Harouna NIANG, Ministre de l’industrie, du Commerce et de la Promotion des Investisseurs du Mali, 
    – Kacem AITYALLA : Président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie en France, Ambassadeur CDA
    – Yassine BUHARA: 1er vice-président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie en France, Ambassadeur CDA
    – Aram BELHADJ : Docteur de l’université d’Orléans, enseignant chercheur à l’Université de Carthage, Faculté des sciences économiques et de gestion de Nabeul, Tunisie.
    avec les modérateurs :  
    – Amadou DIAWARA: président du Cluster Digital Africa, CEO Famib Group, président de l’Université virtuelle UVPP-KINGUI du Mali
    – Nana DIABY:  CEO Phiphi Plus – Communication

    Conseil central de l’IAUPL 2020

    Les représentants des Régions (Europe, Asie, Afrique et Amérique du Sud) se sont réuni(e)s au Conseil central de l’IAUPL, le 18 décembre 2020

    • Membres du Conseil:
    • Jean-Louis CHARLET, Président de l’IAUPL, Professeur émérite, France;
    • Mohamed MAHASSINE, Vice-Président de l’IAUPL, Professeur, Maroc;
    • Michel GAY, Secrétaire Général de l’IAUPL, Professeur des Universités;
    • Piere DEHOMBREUX, Trésorier de l’IAUPL, Professeur, Belgique;
    • Oleg CURBATOV, Maître de Conférences HDR, France et Moldavie, secretariat de l’IAUPL et relations avec l’UNESCO/l’ONU;
    • Invités conformément aux Statuts de l’IAUPL
    • Christina DE MELLO, Professeure, USPM, Brésil;
    • Gérard TEBOUL, Professeur des Universités, France
    • Samir MEHDIZADE, Professeur des Ecoles, Azerbaidjan.

    sont excusés pour les raisons impératives: les membres du Conseil et les représentant(e)s de: San-Marino, Allemagne, Togo, Italie, Serbie et Moldavie.

    IAUPL intervient à la 210-ème session du Conseil Exécutif de l’UNESCO (Comité PNG, partenariat non-gouvernemental, point 34 ODJ), le 4 décembre 2020

    re-écouter la session PNG sur le site de l’UNESCO (cliquez ici pour écouter notre intervention orale)

    Madame la Présidente du Comité PNG du Comité Exécutif de l’UNESCO, Chères et chers Déléguées des Etats Membres du Comité, cher.e.s Collègues des ONG

    Dans les actes constitutifs de l’UNESCO il a été noté que la paix qui repose uniquement sur les décisions politiques ne sera pas durable’, – ce propos a été souligné hier par la Représentante du Pakistan lors des Débats généraux au 210ème session du Conseil Exécutif. de l’UNESCO. Dans la même ligne de pensée et, en réaffirmant le caractère inter-gouvernemental de l’Organisation, la durabilité devrait intégrer les partenariats avec les organisations non-gouvernementales en vue de sauvegarder des droits fondamentaux de la société civile, dont la liberté d’expression et la liberté académique des enseignants-chercheurs universitaires.

    Certes, nous notons notre satisfaction quant aux questionnaires lancés pour la participation des ONG aux consultations concernant la future stratégie C/4- C/5 de l’UNESCO et la Recommandation sur l’éthique de l’intelligence artificielle. IAUPL a proposé d’inscrire la liberté académique dans ces documents normatifs.

    Certes, nous affirmons que le droit à la liberté d’expression, pour lequel l’UNESCO a son mandat, est inscrit dans la proposition de la Directrice Générale concernant le projet de stratégie à moyen terme pour le 41/C4, notamment dans l’Objectif Stratégique 3 – Effet 6 : la liberté d’expression et le droit à l’information (Document 210/EX 22).

    Admettons qu’au-delà de l’événement dramatique que fut en France la disparition brutale de l’enseignant Samuel Paty, la liberté académique et le statut d’universitaire sont menacés par une suppression de la procédure indépendante de qualification d’enseignants-chercheurs CNU, qui est une seule garante collégiale pour assurer la qualité de l’enseignement supérieur.

    Certes, il a été souligné dans la Proposition de la Directrice Générale, que les activités concernant la liberté d’expression de la presse soient menées de manière intersectorielle « afin de favoriser les libertés académiques, scientifique et artistique ».

    Néanmoins, l’IAUPL s’interroge si, sans dialogue avec les ONG, les futures thématiques transversales au sujet de la liberté académique ne risqueraient pas de s’éloigner des problématiques spécifiques à l’enseignement supérieur ? Comment trouver un « intérêt commun » de thématiques et s’assurer que personne ne soit laissé pour compte ? Cette question a été soulevée par la Présidente du Comité PNG il y a quelques minutes lors de l’ouverture de cette session PNG.

    Mesdames et Messieurs,

    A ce témoignage de l’actualité de la communauté académique, et en se rapprochant de l’Ordre du jour du Comité, l’IAUPL souhaiterait savoir :    

    ‘Comment seront organisés les travaux intersectoriels des États membres en partenariat non-gouvernemental permettant de garantir l’implication dans un dialogue de qualité et la réponse à la diversité des questionnements formulés par les ONG ?’

    IAUPL participe à l’initiative de l’UNESCO « Les Futurs de l’éducation » en Afrique et en Amérique Latine

    Dans le cadre du programme de l’UNESCO qui vise à étudier les Futurs de l’éducation, l’IAUPL contribue à une étude du terrain auprès des publiques concernés en nous intéressant au volet que nous jugeons pertinents en notre qualité d’universitaires, acteurs de la société civile, organisations non gouvernementales etc.
    A ce titre nous avons réuni une panoplie d’experts de renommée internationale pour partager leurs expériences et émettre leurs points de vues éclairés, dans l’objectif de dresser une liste de recommandations visant à contribuer au futur de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique en Afrique.
    Rejoignez-nous ( comité de Liaison Afrique de l’IAUPL)
    webinaire du 17 novembre 2020 avec les participant.e.s en ligne

    L’IAUPL et l’ESPM (Brésil) mènent une enquête dans le cadre de groupes de discussion dont les résultats seront synthétisés pour la Commission Internationale de l’UNESCO sur Les Futurs de l’Education et aideront à façonner le débat mondial. Si vous souhaitez obtenir plus d’informations, veuillez nous contacter: Pr. Cristina Helena P. De Mello, Représentante de l’IAUPL au Brésil.

    Les universitaires et le personnel des établissements de l’enseignement supérieur du Brésil participent à la consultation ESPM-IAUPL et à l’initiative de l’UNESCO « Les Futurs de l’Education », webinaire le 10 novembre 2020.


    IAUPL e a ESPM (Brazil) realizam uma pesquisa por meio de discussões de grupos de foco cujos resultados serão sintetizados para a Comissão Internacional da UNESCO sobre o « Futuro da Educação » e ajudarão a moldar o debate global. 


    Caso tenha interesse em participar ou em obter mais informações, entre em contato conosco: 
    Prof. Cristina Helena De Mello chmello(at)espm.br

    IAUPL a participé à la Conférence Internationale des ONG (CIONG) de l’UNESCO. IAUPL a souligné l’importance de la liberté académique face aux crises sanitaires Covid-19




    IAUPL a défendu la liberté académique – et a proposé de l’intégrer explicitement dans la Recommandation 8
    ( ci-après Extrait du texte de la RESOLUTION CIONG 2020, UNESCO) – Recommandation 8 : « Veiller au respect des droits humains et promouvoir la citoyenneté mondiale, notamment grâce à des programmes culturels adaptés. Garantir la liberté de la presse, tout en luttant contre la désinformation, et la liberté académique, scientifique et artistique, tout en protégeant les conditions d’exercice des métiers concernés, particulièrement en temps de crise. Soutenir les médias de communication audiovisuelle, y compris du service public. »

    Recommendation 8: « Ensure respect for human rights and promote global citizenship in particular through appropriate cultural programmes. Guarantee freedom of the press while combating disinformation, and academic, scientific and artistic freedom, while protecting the conditions of exercise of the professions concerned, particularly in times of crisis. Support audio-visual communication media, including public service media. »

    La Conférence Internationale des ONG partenaires officiels de l’UNESCO 2020 s’est tenue du 16 au 18 décembre 2020.

    Compte tenu des conditions sanitaires mondiales actuelles, la Conférence est en ligne.
    Informations sur le blog du Comité de Liaison des ONG de l’UNESCO

    Publication de l’ouvrage: « L’Université marocaine au-delà de 2030 » par Pr. M. Mahassine, vice-Président de l’IAUPL

    L’enseignement supérieur au Maroc a bel et bien atteint une étape cruciale. Des actions audacieuses sont à entreprendre d’urgence pour doter son organe vital – qui n’est autre que l’université- de l’énergie et la performance nécessaires pour relever les énormes défis qui l’attendent. D’aucun ne peut ignorer les changements continuels, défilant à une vitesse vertigineuse, sur quelques plans qu’ils soient (légaux, sociaux, économiques, internationaux, etc.) créant un écart, qui ne doit ni être ignoré, ni passer inaperçu, entre l’état actuel de l’université et celui désiré.

    Deux choix s’offrent à nous : se contenter de gérer un héritage ou réaliser une métamorphose complète en leader, acteur et actif, créatif et innovant, capable de mener toutes les actions utiles pour répondre aux attentes et exigences grandissantes de notre époque. La gouvernance se transformera ainsi pour devenir créatrice de richesses et dans le même temps valorisera notre enseignement supérieur pour inspirer les générations futures.
    La transfiguration de l’université marocaine telle que présentée dans ce livre, constitue une contribution pour permettre de gagner ce challenge qui nécessite l’implication de tous les intervenants concernés par notre système universitaire.

    Titre : L’université marocaine au-delà de 2030 : Quel modèle de gouvernance pour une métamorphose réussie?
    Auteur : Mahassine Mohamed
    Éditeur : NLPPerformanceInternationalEditions (NLPPIE)
    ISBN : 9782957070305 ; Type : Livre – Reliure: Livre broché, pages: 255

    IAUPL a participé à la 40-ème Conférence générale de l’UNESCO avec une intervention aux débats généraux (session plénière), novembre 2019

    Téléchargez ici un lien vers le vidéo d’intervention Youtube
    (par Oleg Curbatov, Maître de Conférences HDR)

    Liste des orateurs aux débats généraux de l’UNESCO

    Actes de la 40ème Conférence Générale de l’UNESCO

    ( version prononcée et retranscrite §§ 58.1-59 p.215)

     

     

    (Version complète originale) Déclaration à la session plénière de la 40ème Conférence Générale de l’UNESCO, le 16 novembre 2019, par Dr. Oleg Curbatov, Maître de Conférences des Universités

    le Président de la 40ème Conférence Générale de l’UNESCO Madame la Directrice Générale de l’UNESCO, Excellences, Mesdames et Messieurs, cher(e)s Observateurs,

    L’Association Internationale des Professeurs et Maîtres de Conférences des Universités (IAUPL) félicite Madame la Directrice Générale Audrey AZOULAY pour les missions accomplies pendant cette période et remercie l’Organisation pour les actions accordées en faveur de la société civile !

    Depuis la création de l’IAUPL en 1944 pendant la deuxième Guerre Mondiale, la participation des universitaires pour la paix a pris diverses formes, mais aujourd’hui comme hier, notre objectif est de défendre la liberté académique, une valeur du capital immatériel des universitaires, indispensable et durable pour la défense de la paix et la réduction des inégalités.

    L’IAUPL félicite les États-Membres de l’Organisation, ainsi que la Présidente de la 73ème session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies S.E. Mme Maria Fernanda ESPINOSA pour les efforts déployés en faveur de la Déclaration du Forum Politique de Haut Niveau 2019. Celle-ci comporte les éléments qui ont été demandés par la Consultation Collective des ONG de l’UNESCO, notamment les paragraphes et les points complémentaires concernant ODD 4 « Éducation ». Plusieurs ONG ont été présentes à New-York en juillet dernier et lors de ce Forum nous avons tous entendu les mots exprimés par la Sous-Directrice Générale de l’UNESCO pour l’Éducation, Madame Stefania GIANNINI concernant le rôle accru de l’enseignement supérieur et « ne laisser personne pour compte ».

    Alors que depuis d’une décennie les universitaires ont été laissé à la traîne, l’IAUPL se réjouit pour une telle reconnaissance vis-à-vis de leurs missions : l’enseignement et la recherche. Une telle reconnaissance ne peut se concevoir que dans le ferme attachement à un certain nombre de valeurs, parmi lesquelles se trouve la liberté académique. Il s’agit de la liberté des universitaires qui a été fixée par l’UNESCO en 1997 dans une Recommandation concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur, et pour laquelle l’IAUPL a contribué.

    Une double reconnaissance de l’enseignement supérieur et, aussi des universitaires, est fixée à nouveau dans la Convention Mondiale sur la reconnaissance des qualifications relative à l’enseignement supérieur. Il est exprimé dans son préambule, qu’elle a ‘conscience de la nécessité de protéger les principes de la liberté académique’. Ce principe a été encore une fois souligné et prononcé par l’Ambassadrice de la Délégation française lors de la dernière 207e session du Conseil Exécutif en octobre 2019. L’IAUPL défend la position selon laquelle la mise en application de cette Convention Mondiale impliquerait davantage le statut libre des enseignants universitaires, qui sont à l’origine, les créateurs des diplômes universitaires, et par la suite, sont les acteurs de la reconnaissance, indépendamment des conditions de l’ordre politique, économique ou religieux.

    La vision de l’IAUPL suppose également une amélioration durable de la qualité de l’enseignement supérieur, à savoir que tous les étudiants puissent bénéficier d’un accès à l’enseignement de qualité par des professeurs qualifiés et motivés. L’IAUPL réaffirme que l’enseignement supérieur reste toujours un facilitateur au sein des sociétés résilientes par le biais du processus de transmission et de création des connaissances.

    Néanmoins, il est confronté aux problèmes du statut libre de l’enseignant universitaire, inégal selon les pays, ce que reproduit davantage des inégalités déjà existantes.

    L’IAUPL défend et a défendu ce Statut libre de l’enseignant-chercheur dans une série de conférences locales et internationales, dans les réponses aux consultations collectives des ONG de l’UNESCO et pour les conclusions de la Réunion Mondiale sur l’Éducation 2018. Les positions sont en conformité avec les conclusions du Comité-Directeur de ODD-Éducation 2030 – adressées au HLPF 2019 – qui appellent à ‘un soutien de la profession de l’enseignant, à des conditions de travail décentes, à son autonomie professionnelle, à la revalorisation de son Statut’ !

    Celle-ci prend appui, encore une fois, sur leur liberté académique !

    L’IAUPL est prête à collaborer pour le Programme Éducation 2030 de l’UNESCO avec les communautés universitaires pour une obtention fructueuse des ODD.

    Mesdames et Messieurs,

    Notre message est celui de l’inséparabilité de l’Éducation et de la Science dans l’enseignement supérieur. L’IAUPL porte une attention particulière au projet de la future « Recommandation concernant la science ouverte » en matière de dépôts libres des données et des publications. Les enseignants-chercheurs ne doivent pas subir les pressions pour une telle activité. Pour ce débat il est important d’organiser un dialogue de qualité avec les scientifiques et universitaires sur diverses plateformes et d’impliquer les ONG en partenariat officiel avec l’UNESCO pour une rédaction équitable de la future Recommandation.

    Mesdames et Messieurs, Excellences,

    L’IAUPL lance un appel aux États-Membres à la création d’un Prix attribué aux jeunes Professeurs universitaires en faveur du développement durable et de la paix.

     Je vous remercie.

    Contribution de l’IAUPL « Les Objectifs du Développement Durable, l’Education et les Libertés Académiques », au 3ème Colloque « Langues, Sciences et Pratiques », organisé à l’Université d’Odessa avec l’AUF, les 3-4 octobre 2019

    Le 3e Colloque international francophone en Ukraine « Langues, Sciences et Pratiques » s’est tenu à Odessa du 3 au 4 octobre 2019. Le colloque a été organisé par l’Université nationale Ilia Metchnikov d’Odessa, avec la participation et le soutien de l’Ambassade de France en Ukraine, de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et de l’Institut français d’Ukraine.

    L’IAUPL a donné son éclaircissement concernant les positionnements des domaines de « Langues », « Sciences », « Education » dans l’Agenda 2030 onusien et vis-à-vis de 17 ODD en lien avec les Libertés Académiques, les Libertés d’Expression et les pratiques universitaires.

    Le colloque a réuni 187 communications de 294 contributeurs de 25 pays : Algérie, Belgique, Biélorussie, Burkina Faso, Arménie, Gabon, Haïti, Grèce, Égypte, Congo, Côte d’Ivoire, Liban, Lituanie, Madagascar, Mali, Maroc, Moldavie, Pologne, Sénégal, Tunisie, Turquie, France, Ukraine, République tchèque, Monténégro.

    Il y a eu 40 participants qui sont venus de France, dont des Professeurs et des scientifiques de l’Université de Paris 13, Sorbonne Paris Cité, de l’Université Paris-Est Créteil, des universités de Lorraine, de Toulouse, de Limoges, de Rennes, de Tours, d’Orléans, de Nîmes, de La Rochelle, de Poitiers, de Lyon, ainsi que des représentants de diverses Associations, ONG et Fédérations.