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Commentaires récents

    Couverture des réunions ONG/914 et ONG/919 du Comité chargé des organisations non-gouvernementales de l’ONU

    Lire ici le texte ONG/914 sur le site de l’ONU www.un.org

    Lien vers le site de l’ONU – ONG/919 du Comité des organisations non-gouvernementales ECOSOC

    IAUPL et Recommandation sur l’Ethique de l’Intelligence Artificielle ‘IA’ (UNESCO)

    mise à jour du 16/06/2021:

    Les Etats-Membres et les Experts-participants ont acceptés, après les débats concernant les amendements proposés par la Tunisie, l’Allemagne et l’Autriche, les Paragraphes 112 et 113 de la Recommendation, qui concernent la Liberté d’Expression et les Libertés Académiques et Scientifiques:

    « 112. Les États membres devraient utiliser les systèmes d’IA pour améliorer l’accès à l’information et au savoir. Ils peuvent notamment mettre en place des initiatives visant à aider les chercheurs, le milieu universitaire [Allemagne] et les développeurs, les journalistes, le grand public à améliorer la liberté d’expression, [Tunisie, Autriche] les libertés académiques et scientifiques et l’accès à l’information, et à accroître la divulgation proactive des données et informations officielles. »

    « 113. Les États membres devraient garantir la liberté d’expression et l’accès à l’information dans le contexte de la création, de la modération et de la conservation automatisées des contenus. Des cadres appropriés, y compris réglementaires, devraient assurer la transparence des opérateurs de communication et d’information en ligne, permettre aux utilisateurs de faire leurs propres choix concernant les flux de contenus personnalisés, et prévoir des systèmes de notification immédiate aux utilisateurs des raisons de la suppression ou d’autres traitements des contenus, ainsi que des mécanismes de recours donnant aux utilisateurs la possibilité de demander réparation ».

    Transmission de la réunion du 16/06/2021 ici (Youtube) et des débats sur ces articles aux séquences 2’26″ »

    OBSERVATION de l’IAUPL : Notre intervention en qualité d’observateur ONG aux débats généraux du Comité intergouvernementale concernant la ‘Recommandation sur l’Ethique de l’Intelligence Artificielle’ en faveur de la défense des Libertés académiques.

    Vous trouverez sur le site web dédié toutes les informations nécessaires à la réunion, y compris le lien Webcast et les documents de travail et d’information. 

    COMMUNIQUE IAUPL

    mise à jour du 11/06/2021

    IAUPL adresse le Communiqué – Statement au Forum Politique de Haut Niveau HLPF 2020 ECOSOC- ONU, 2020

    Télécharger les Communiqués Statements des ONG au HLPF 2020 sur le site du Forum ( Communiqué de l’IAUPL N°82 pp.134-135 ( en français et en anglais)

    Communiqué de l’IAUPL au HLPF 2020 ECOSOC ONU: « Action accélérée et solutions transformatrices: une décennie d’action et des résultats pour le développement durable »

    Français

    L’enseignement supérieur est présenté comme partie intégrante de l’Objectif du développement durable 4 : Éducation « assurer l’accès de tous à une éducation de qualité ». Dans ce cadre, l’UNESCO souhaiterait promouvoir la mobilité universitaire par le biais de la « Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur », un nouvel instrument des Nations Unies qui a été adopté par l’UNESCO en novembre 2019.

    Pour l’Association Internationale des Professeurs et Maîtres de Conférences des Universités (IAUPL), il convient de se questionner sur le rôle et les responsabilités des universitaires en matière de reconnaissance des qualifications considérées par cette nouvelle Convention. Il est connu que ce sont les universitaires qui conçoivent les programmes de formation et assurent leurs qualités, dans le cadre des principes qui régissent leurs missions, et d’abord le respect des libertés universitaires consubstantielles de leur métier : la liberté pédagogique, la liberté scientifique et la liberté d’expression. Il conviendrait donc d’inciter les universitaires dans la mise en place, le déroulement des formations et la reconnaissance des qualifications en lien avec les responsabilités/libertés académiques. La Convention s’appuie dans son préambule sur la « …nécessité d’asseoir et de protéger les principes de liberté académique et d’autonomie des établissements d’enseignement supérieur… », ces principes sont régulièrement rappelés dans les articles de la Convention en référence aux « autorités compétentes ». Quelque soient les raisons juridiques ou politiques et la hauteur d’une telle conception de la reconnaissance, ces articles semblent d’abord conçus à l’égard de l’instance administrative.

    On pourrait souhaiter que les universitaires et associations d’universitaires de divers pays soient appelés à se prononcer sur la reconnaissance et l’évolution du nouveau cadre de la mobilité-formation, notamment vers  ‘mobilité/ enseignement numérique’, en recueillant et en présentant sur ce sujet leur propre opinion. Il pourrait en être de même, et à plus juste titre encore, pour le concept de ‘liberté académique’ dans les conditions statutaires spécifiques de la reconnaissance de qualifications Doctorales selon le principe d’une collégialité universitaire indépendante.

    L’action d’accélération et la mise en place réussie de la Convention peuvent évoluer en fonction, non seulement des instruments juridiquement contraignants, mais aussi en fonction des circonstances de son application et son perfectionnement par des recommandations ‘non contraignantes’ qui seront proposées par les universitaires du statut libre.

    La voie de transformation : rendre l’universitaire acteur actif de la reconnaissance des qualifications.

    Ici la Convention sera mise en relation avec les responsabilités des universitaires en la matière, de la même façon que le Professeur René CASSIN, membre fondateur de l’IAUPL, mettait en relation le concept de ‘liberté académique’ avec les Déclarations et Pactes internationaux sur le Droit de l’Homme.

    L’IAUPL s’insère pour aider à accélérer les stratégies et la mise en œuvre des voies de transformations pour une « décennie d’action et de réalisations en faveur du développement durable » avec un message-clé de ‘promotion à travers le monde de la Convention et des Libertés Académiques’.

    English:

    IAUPL Statement for HLPF 2020 ECOSOC UN: « Accelerated action and transformative pathways: realizing the decade of action and delivery for sustainable development »

    Higher Education is an integral part of Sustainable Development Goal 4 Education: « ensuring access to quality education for all ». In this context, UNESCO would like to promote academic mobility through the « Global Convention on the Recognition of Qualifications concerning Higher Education », a new United Nations instrument adopted by UNESCO in November 2019.

    The International Association of University Professors and Lecturers (IAUPL) finds it necessary to question the role and responsibilities of academics in the recognition of qualifications considered by this new Convention. It is academics who design training programs and ensure their qualities to the principles that govern their missions, most importantly, the respect for academic freedoms, which constitute an integral part of their profession educational freedom, scientific freedom and freedom of expression. It would therefore be advisable to encourage academics to establish and conduct training, as well as recognize qualifications linked to academic responsibilities and freedoms. The Convention refers in its preamble on the “…need to uphold and protect the principles of academic freedom and of the autonomy of higher-education institutions”. These principles are repeatedly referred to in the articles of the Convention with reference to « competent authorities ». Whatever the legal or political reasons and the significance of such a concept of recognition, these articles seem at first to have been conceived with regard to administrative authorities.

    We hope that academics and associations of academics from various countries will be called upon to express their opinion on the recognition and development of the new framework for mobility education, in particular on ‘digital mobility/education’, by collecting and presenting their views. It could be similar, and more rightly so, for the concept of « academic freedom » under the specific statutory conditions for the recognition of PhD-doctoral qualifications according to the principle of independent university collegiality.

    The acceleration action and the successful implementation of the Convention may evolve in line with not only legally binding instruments, but also, depending on the circumstances of its application and development, by ‘non-binding’ recommendations which will be offered by independent status academics.

    The transformative pathways: making a university actor active in the recognition of qualifications.

    Here the Convention will be linked to the responsibilities of academics in this area, in the same way as Professor René CASSIN, a founding member of IAUPL, linked the concept of academic freedom with international Declarations and Pacts on Human Rights.

    The IAUPL plays a role in helping to accelerate the strategies and implement transformation paths for a “decade of action and delivery for sustainable development” with a key message of “promotion throughout the world of the Convention and Academic Freedoms”.

    Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur (UNESCO, 2019)

    Texte de la Convention à télécharger ici (Bibliothèque numérique de l’UNESCO, dans les six langues officielles: anglais, français, russe, espagnol, arabe et chinois)

    En novembre 2019, la Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur a été adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO à sa 40e session, ce qui en fait le premier traité des Nations Unies sur l’enseignement supérieur de portée mondiale.

    La Convention mondiale ( titre officiel et texte: Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur) été conçue pour faciliter la mobilité universitaire internationale et promouvoir le droit des individus à ce que les qualifications relatives à l’enseignement supérieur soient évaluées par des mécanismes équitables, transparents et non discriminatoires.

    Elle vise à élargir l’accès à l’enseignement supérieur partout dans le monde en facilitant les échanges internationaux d’étudiants, d’enseignants, de chercheurs et de demandeurs d’emploi. La Convention mondiale entend également renforcer la coopération internationale dans l’enseignement supérieur et contribuer à améliorer sa qualité dans le monde entier.

    Communiqué de l’IAUPL au VNR 2019 Tunisie

    En soutien des universitaires tunisiens IJABA, l’IAUPL a présenté une Déclaration consultative à l’examen national volontaire (VNR, Tunisie) lors du Forum Politique de Haut Niveau 2019 sous l’auspice du Conseil Économique et Social ECOSOC des Nations-Unies

    IAUPL participe au Forum Politique de Haut Niveau de l’ONU (ECOSOC) les 9-18 juillet 2019, New-York siège de l’ONU

    Déclaration – Statement HLFF 2019 IAUPL (téléchargement ici dans la bibliothèque numérique de l’ONU (Français, English, Espagnol)

    Communiqué écrit de l’IAUPL pour HLPF 2019

    Cette déclaration de l’Association Internationale des Professeurs et Maîtres de Conférences des Universités (IAUPL) résume l’ODD 4 et plus particulièrement le volet Enseignement Supérieur, ainsi que les cibles du groupe des ODD connexes (Objectifs 4, 8, 10, 13, 16 et 17) examinés au HLPF 2019.

    L’IAUPL réaffirme que l’enseignement supérieur reste toujours un égalisateur au sein de la société par le biais du processus de transmission et de création des connaissances permettant le développement et l’autonomisation de l’individu, le progrès des pays et la paix mondiale. Néanmoins, ce double processus est confronté aux problèmes de la qualité de l’enseignement et à ceux du statut libre de l’enseignant-chercheur universitaire, inégal selon les pays, ce que reproduisent les inégalités déjà existantes. Il est généralement connu que la qualité de l’enseignement supérieur est conditionnée par une activité de recherche fondée sur les libertés académiques (libertés de l’enseignement, de la recherche et de l’expression).

    L’IAUPL défend et a défendu ce statut libre de l’enseignant-chercheur dans une série de conférences locales et internationales, dans les consultations collectives des ONG de l’UNESCO, à la Réunion Mondiale sur l’Éducation 2018 (Bruxelles) et en conformité avec les conclusions du Comité-Directeur de SDG-Éducation 2030 de l’UNESCO 2019 qui appellent à un soutien de la profession de l’enseignant, à des conditions de travail décentes, à son autonomie professionnelle, à la revalorisation de son statut afin de l’impliquer, ainsi que ses organisations représentatives et la société civile, dans le développement, le suivi et l’évaluation des politiques éducatives. Dans ce contexte particulier, appliqué à l’enseignement supérieur, l’autonomie professionnelle et le travail décent de l’enseignant-chercheur s’expriment dans le respect des libertés académiques.

    Cette déclaration appelle à soutenir la liberté académique des universitaires qui permet d’améliorer de manière constante la qualité de l’enseignement supérieur et de réduire les inégalités économiques et sociales entre tous les pays (ODD 10). Elle appelle également au renforcement des liens entre les formations universitaires des futurs enseignants de tous les niveaux, l’apprentissage tout au long de la vie et le partage des pratiques professionnelles. L’IAUPL note qu’un enseignement supérieur de qualité, ainsi que la reconnaissance des titres et des qualifications universitaires (dans les pays en situations de conflit aussi), sont essentiels pour parvenir au travail décent (ODD 8) et à des sociétés pacifiques au niveau mondial (ODD16). Le partenariat international entre les universitaires/scientifiques et les États (ODD17) « Diplomatie Académique,  Pax Academica IAUPL » implique les enseignants-chercheurs universitaires, par le biais des programmes de formation/recherche au dialogue entre les États au sujet des catastrophes naturelles (ODD13) et à la résolution de conflits militaires, environnementaux, économiques et inégalitaires entre les pays. Par conséquent, l’IAUPL prend l’engagement de soutenir de multiples programmes et initiatives pour la réalisation des ODD afin d’offrir les connaissances nécessaires à l’autonomie des individus, tout en prêtant attention au changement climatique et à la paix.

    Message-clé de l’IAUPL:  réaffirme et appelle les gouvernements à un soutien à l’objectif principal d’éducation, à tous les niveaux, qui consiste à donner aux jeunes, aux enseignants et enseignants-chercheurs les connaissances nécessaires au développement de leur parcours autonomisé et les conditions du travail décent.

    (English)

    This declaration summarizes views on SDG 4 and more particularly the higher education component, along with the goals of its set of transversal and related SDGs (Goals 4, 8, 10, 13, 16 et 17) examined at the HLPF 2019. IAUPL reaffirms that through a process of transmission and creation of knowledge, Higher Education remains a social equalizer. It enables the development and empowerment of individuals, progress in countries and world peace. Nevertheless, this dual process is facing problems relating to quality of education and the free status of university teachers and researchers – quite unequal across countries – which are reproduced by already existing inequalities. It is generally known that the quality of Higher Education depends on a research activity based on academic freedoms (freedoms in teaching, research and speech).

    IAUPL has defended and still defends this free status of teachers-researchers in a series of local and international conferences, in UNESCO’s collective consultations with NGOs, at the conclusion of the Global Education Meeting 2018 (Brussels, Belgium) and in accordance with the 2019 conclusions of UNESCO’s SDG-Education 2030 Steering Committee (contributions to HLPF 2019) which call for supporting the teaching profession, decent working conditions, professional autonomy, improving the status so as to involve teachers, along with their representative organisations and civil society in the development, monitoring and evaluation of educational policies.

    Within this framework and the context of higher education, the professional autonomy and decent work of Teachers-Researchers are consistent with academic freedoms. This declaration calls for supporting academic freedoms which help improve the quality of higher education steadily and reduce economic and social inequalities across countries (SDG 10). It also calls for strengthening the links between future teachers’ academic trainings at all levels, life-long learning and sharing professional practices. IAUPL notes that a high-quality higher education as well as the recognition of academic titles and qualifications (also in countries in conflict situations) are essential to achieve the decent work objective (SDG 8) and build peaceful societies worldwide (SDG16). The international partnership between academics/scientists and states (SDG 17) «Academic Diplomacy,  Pax Academica IAUPL» involves academic Teachers-researchers through training/research programmes on dialogue between states concerning natural disasters of marine areas (SDG 13) and on the resolution of military, environmental, economic and unequal conflicts across countries. Thus, IAUPL undertakes to support multiple programmes and initiatives with a view to reaching the SDGs and providing the knowledge required for the autonomy of individuals, while giving attention to climate change and peace.

    The key message IAUPL is to reaffirm and call on governments to support the key goal of education at all levels, which consists in providing young people, Teachers and Teachers-researchers the knowledge / academic Status required for the development of their empowerment and ensuring decent work.

     

    Intervention de la Présidente de la 73ème session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies S.E. Mme Maria Fernanda ESPINOSA GARCES au HLPF 2019

    Deux représentants de l’IAUPL participent à la Conférence intergouvernementale de l’ONU chargée d’adopter le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, Marrakech, Maroc, 10-11 décembre 2018

    Observations et Recommandations de l’IAUPL adressées à l’ONU (GCM)

    Allocution de la Présidente de l’Assemblée Générale (73th) de l’ONU S.E. Maria ESPINOSA GARCES Allocution du Secrétaire Général de l’ONU Antonio Guterres à la Conférence « Global Compact for Migration »

    Publication de l’IAUPL – « Regards dynamiques et critiques de la Gouvernance des Universités »

    Téléchargement libre lecture en pdf: sur le HAL CNRS

    Cet ouvrage collectif, édité par l’International Association of University Professors and Lecturers (IAUPL) sous le haut patronage de la Commission nationale française pour l’UNESCO, est conçu à partir des contributions des participants lors d’un Colloque de l’IAUPL organisé à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech (Maroc). Cette publication est l’occasion d’assimiler les acquis cumulés dans le secteur de l’enseignement supérieur du point de vue des membres de sections internationales de l’IAUPL, notamment des sections européennes et africaines.

    La première vocation de l’ouvrage consiste à diffuser une connaissance actualisée sur la compréhension du fonctionnement organisationnel et opérationnel des Universités, à donner des regards dynamiques et critiques sur la gouvernance de celles-ci, permettant d’éclairer les choix à faire pour l’avenir. L’enseignement supérieur doit envisager son avenir dans un contexte de profonds bouleversements comme la réduction des financements, un environnement de plus en plus concurrentiel ou encore la diversification de la demande en formation supérieure.

    Une autre vocation de l’ouvrage consiste à diffuser une connaissance actualisée sur la compréhension du fonctionnement des Universités et à donner des regards critiques sur l’évolution des conditions d’exercice des métiers universitaires. Sous la pression des contraintes et des nouvelles exigences, ce livre est un outil de réflexion permettant d’éclairer les choix futurs des universités dans le cadre des nouveaux schémas de gouvernance.

    Ouvrage collectif coordonné par Michel GAY, Mohamed MAHASSINE et Oleg CURBATOV.

    Auteurs et contributeurs : GREGORY Pierre (Sciences de Gestion), CHARLET Jean-Louis (Lettres, Sciences humaines), CHITOU Ibrahim (Sciences de Gestion, Organisation), CURBATOV Oleg (Sciences de Gestion, Marketing ), DORBAIRE Philippe, GAY Michel (Sciences de Gestion, Organisation), GUYOT Gilles (Sciences juridiques, Droit privé), JEDLANE Nabil (Sciences de Gestion), LAFAY Jean-Dominique (Sciences Economiques), MAHASSINE Mohamed (Sciences de Gestion), PUPION Pierre-Charles (Sciences de Gestion), RAHMOUNE Houcine (Lettres, Sciences Humaines), SLIMANI Najib, ZOUHHAD Rachid (Sciences de Gestion Finances) et Section italienne de l’IAUPL.

    Edité sous le haut patronage de la Commission Nationale Française pour l’UNESCO ( CNFU)

    DECLARATION de l’IAUPL au 30-ème Conférence Générale de l’UNESCO (par Pr. L.P.Laprevote), 9-10 novembre 1999

    Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Délégués,

    Notre organisation voudrait contribuer à vos travaux en présentant des observations sur quatre points qui relèvent des débats de la présente commission.

    1. En premier lieu, nous voudrions remercier les services du secrétariat de l’UNESCO pour les tâches accomplies au cours des deux dernières années dans les domaines intéressant l’enseignement supérieur, notamment l’assistance aux travaux de la Consultation collective sur l’enseignement supérieur et la préparation ainsi que le début de suivi de la Conférence mondiale sur l’enseignement supérieur.

    Nous voudrions saisir l’occasion du présent débat pour remercier le professeur Federico MAYOR de son action et de son engagement à la tête de l’Organisation. Nous formulons des vœux de succès pour son successeur.

    2. Qu’il nous soit permis, en second lieu, d’insister sur l’importance que représente pour les universitaires la Recommandation sur la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur adoptée par la Conférence générale au cours de la 29e session. Nous avons pris connaissance avec inquiétude du rapport 30C/27 sur la mise en œuvre de ladite recommandation. Nous espérons que la prochaine session de la Conférence générale pourra examiner un nombre significatif de rapports en provenance des Etats membres. Nous n’ignorons certes pas que les conditions économiques et administratives de certains pays peuvent être un obstacle à la rédaction de documents détaillés. Mais nous pensons que dans d’autres pays, notamment ceux où la tradition universitaire est ancienne, la collecte des données et leur mise en forme ne devrait pas être un travail insurmontable.

    Il nous semblablement important de disposer d’informations sur l’effectivité des libertés académiques, sur les statuts des enseignants universitaires ainsi que sur leurs conditions de travail, de rémunération et d’appréciation. A cet égard, nous ne cachons pas notre préoccupation au sujet de procédures d’appréciation ou d’évaluation peu, voire pas du tout transparentes. Que penser, par exemple, de situations dans lesquelles on s’obstine à ne pas publier les listes des experts chargés d’évaluation des diplômes, des équipes de recherche, voire même des enseignants chercheurs ? Ne faut-il pas craindre dans ces conditions que l’évaluation soit menée par un personnel aux compétences discutables extérieur au système académique ? Nous rappelons, par ailleurs, que nous avons à plusieurs reprises attiré l’attention de la Conférence générale sur la dégradation du statut moral, social, économique et financier des Professeurs et Maîtres de Conférences des Universités et, d’une façon générale, de l’ensemble des enseignants universitaires. Nous attirons, de même, solennellement l’attention de la Conférence générale sur la dégradation des conditions d’exercice professionnel des universitaires, comme en témoigne trop souvent l’insuffisance du matériel et des fonds documentaires, l’insalubrité des locaux, la violence et l’incivilité tolérées sur les campus.

    3. Nous voudrions, troisièmement, rappeler l’importance de la Conférence mondiale sur l’enseignement supérieur, réunie à l’UNESCO en 1968. Par le nombre de participants ainsi que par la qualité et la diversité des débats , la Conférence mondiale sur l’enseignement supérieur, que nous avons appelée de nos vœux depuis de longues années, a été un incontestable succès.

    Il nous paraît, en conséquence, essentiel d’insister sur le suivi de cette Conférence en commençant par faire connaître les résultats de ses travaux au plus grand nombre de personnes susceptibles d’être intéressées.
    Or nous constatons que les conclusions de la Conférence mondiale sur l’enseignement supérieur n’ont pas toujours été portées, par les instances gouvernementales ou les pouvoirs organisateurs des Universités, à la connaissance des membres de la communauté universitaire : professeurs, maîtres de conférences, autres enseignants, étudiants, membres du personnel administratif ou technique. Les ONG de l’enseignement, en revanche, dans la limite de leurs possibilités techniques et financières, ont contribué à la diffusion de la Déclaration finale de la Conférence et du Plan d’action qui l’accompagne. Nous serons attentifs au rapport de suivi qui sera présenté lors de la prochaine session de la Conférence générale.

    4. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, permettez-nous de présenter une dernière observation pour finir.
    Depuis plusieurs années, nous avons attiré l’attention de la Conférence générale sur le rôle et la situation des universitaires dans les pays affectés ou ayant été affectés récemment par des conflits armés. Nous avons souligné que les embargos dans les domaines scientifiques et académiques pouvaient avoir des conséquences graves pour les populations et pénalisaient souvent des innocents. Nous avons préconisé la mise à contribution d’universitaires ou d’organisations d’universitaires dans la prévention des conflits, dans la préservation des patrimoines culturels, scientifiques et académiques menacés, dans la défense ou la restauration des libertés académiques. Au moment où l’UNESCO lance l’année internationale pour une culture de paix, nous constatons l’existence de graves conflits armés comme nous avons assisté, depuis la dernière Conférence générale, à des opérations militaires non explicitement autorisées par les instances compétentes des Nations Unies. Nous réitérons notre souhait de voir l’UNESCO, forum mondial, des intellectuels, prendre toutes initiatives pour que les universitaires, Professeurs et Maîtres de conférences, et leurs organisations représentatives contribuent effectivement à la défense de la Paix et d’une juste Liberté.

    Je vous remercie, Monsieur le Président. Pour l’IAUPL.

    Intervention de Pr. René Cassin pour IAUPL « Nouvelles consécrations du principe de l’indépendance de l’enseignement et des libertés universitaires »

    Cette intervention de Professeur René Cassin, Lauréat du Prix Nobel pour la Paix, a été publiée dans les Cahiers sur l’enseignement supérieur « Fonctions et tâches, conditions et statuts du Professeur d’université dans les sociétés du progrès », Unesco, Communication de l’IAUPL, N°56

    Télécharger et lire le texte integral sur UNESDOC, Bibliothèque numérique de l’UNESCO

    Professeur René CASSIN, rédacteur de la Déclaration des Droits de l’Homme et membre de l’IAUPL