Home » - Partenariat avec l'UNESCO » IAUPL (Observateur) à la réunion du Groupe d’Experts Indépendants (GEI-97) – 20-21 juillet 2026 – UNESCO

Commentaires récents

    IAUPL (Observateur) à la réunion du Groupe d’Experts Indépendants (GEI-97) – 20-21 juillet 2026 – UNESCO

    IAUPL à la réunion du Groupe d’Experts Indépendants (GEI-97) – 20-21 juillet 2026

    Révision de la Recommandation concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur de l’UNESCO (1997)

    À l’UNESCO, les 20 et 21 juillet 2026,

    Michel GAY, secrétaire général de l’Association internationale des professeurs et maîtres de conférences des universités (IAUPL), et Oleg CURBATOV, vice-président, ont représenté l’Association en tant qu’observateurs aux travaux du groupe de recherche indépendant mandaté par l’UNESCO pour la révision de la Recommandation de 1997 sur « La condition de l’enseignant dans l’enseignement supérieur ». Leur présence active a permis de porter la voix de la communauté universitaire internationale au cœur d’un processus essentiel pour l’avenir de la profession académique.

    Dans le cadre de ces travaux, ils sont intervenus à plusieurs reprises afin de présenter les propositions de l’IAUPL concernant les modifications et ajouts nécessaires à la Recommandation révisée. Leur contribution s’est articulée autour de plusieurs axes majeurs, considérés comme indispensables pour garantir la qualité, la pérennité et l’universalité de la profession universitaire.

    • La préservation des acquis de 1997.

    L’IAUPL a souligné l’importance fondamentale de préserver les acquis de la Recommandation de 1997, qui constituent un socle essentiel de garanties professionnelles et académiques. Ces principes, fruits d’un consensus international, demeurent pleinement pertinents et doivent continuer à structurer les droits, responsabilités et conditions d’exercice des universitaires. Les Délégués ont insisté sur la nécessité de consolider ces acquis plutôt que de les affaiblir, afin de maintenir un cadre international protecteur et cohérent.

    • Le renforcement de la Liberté Académique

    La liberté académique, liberté professionnelle fondamentale, est aujourd’hui fragilisée dans de nombreux pays par des pressions politiques, économiques, administratives ou idéologiques. Les représentants de l’IAUPL ont plaidé pour un renforcement explicite de cette liberté dans la Recommandation révisée, en rappelant qu’elle constitue la condition première de l’indépendance intellectuelle, de la qualité de l’enseignement et de la recherche, ainsi que de la vitalité démocratique des institutions universitaires.

    • L’encadrement de l’usage de l’intelligence artificielle et des technologies éducatives

    Face à l’essor rapide de l’intelligence artificielle et des technologies éducatives, l’IAUPL a proposé l’intégration de garanties visant à encadrer leur usage. Il s’agit de s’assurer que ces outils soutiennent la mission académique sans porter atteinte à l’autonomie pédagogique, à la qualité de l’enseignement ni aux droits des personnels. Les interventions ont mis en avant la nécessité d’un cadre international clair, permettant de préserver la dimension humaine et critique de l’enseignement supérieur.

    • L’amélioration des conditions d’exercice du métier d’universitaire

    Les représentants de l’IAUPL ont également insisté sur l’importance d’améliorer les conditions d’exercice du métier d’universitaire. Cela inclut la garantie d’une charge de travail soutenable, la stabilité de l’emploi, une reconnaissance institutionnelle adéquate et des moyens suffisants pour mener à bien les missions d’enseignement et de recherche. Ces éléments sont indispensables pour assurer l’attractivité de la carrière universitaire et permettre aux enseignants-chercheurs de remplir pleinement leur rôle.

    • La garantie de salaires et pensions dignes

    L’IAUPL a rappelé que des salaires et pensions dignes constituent une condition essentielle à la pérennité de la profession. Une rémunération juste et stable est indispensable pour attirer et retenir les talents, mais aussi pour garantir l’indépendance professionnelle des universitaires. Les interventions ont souligné la nécessité d’intégrer explicitement cette exigence dans la Recommandation révisée.

    • L’accès équitable à la carrière universitaire

    Michel GAY a défendu un accès équitable à la carrière universitaire, fondé sur des critères transparents, objectifs et non discriminatoires. Ils ont rappelé que l’université doit demeurer un espace ouvert, où les recrutements, promotions et évaluations reposent sur le mérite, l’intégrité scientifique et la diversité des parcours.

    • La prise en compte de la diversité des contextes

    Enfin, l’IAUPL a insisté sur la nécessité de prendre en compte la diversité des contextes nationaux, des situations institutionnelles et des niveaux de développement. Pour être réellement universelle, la Recommandation révisée doit offrir un cadre suffisamment souple pour s’adapter aux réalités variées des systèmes d’enseignement supérieur, tout en affirmant des principes communs et non négociables.

    Par leur participation active et leurs contributions structurées, Michel GAY et Oleg CURBATOV ont affirmé le rôle essentiel de l’IAUPL dans la défense des droits et des conditions de travail des universitaires à l’échelle internationale. Leur intervention a permis de rappeler que la révision de la Recommandation de 1997 constitue une opportunité historique pour renforcer les garanties professionnelles, académiques et sociales des enseignants du supérieur, au service d’une université libre, exigeante et universelle.

    DECLARATION de l’IAUPL à la Plénière et à la Clôture

    Mesdames et Messieurs membres du groupe d’experts, chers représentants des États membres, chers collègues,

    L’Association Internationale des Professeurs et Maîtres de Conférences des Universités (IAUPL) souhaite réaffirmer avec force l’importance centrale de la Recommandation de 1997 de l’UNESCO concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur.

    Ce texte, auquel notre organisation a largement contribué depuis 1991, demeure, près de trente ans après son adoption en 1997, le seul instrument normatif international définissant les droits, les responsabilités et les conditions d’exercice des universitaires.

    Il constitue la référence mondiale pour la protection de celles et ceux qui assurent la mission académique dans toutes ses dimensions : – enseigner, mais aussi rechercher ; – transmettre, mais aussi préserver ; – innover, sans oublier d’exercer un regard critique ; – éclairer et, aujourd’hui plus que jamais, protéger la connaissance humaine.

    Dans le cadre du processus de révision, notre organisation des universitaires appelle à :

    • Préserver les acquis de 1997, plus particulièrement le Statut, qui constituent un socle essentiel de garanties professionnelles et académiques.
    • Renforcer la liberté académique, liberté professionnelle fondamentale aujourd’hui fragilisée dans de nombreux pays par des pressions politiques, économiques, administratives ou idéologiques.
    • Encadrer l’usage de l’intelligence artificielle et des technologies éducatives afin qu’elles soutiennent la mission académique sans porter atteinte à l’autonomie pédagogique, … « sans nuire à la pensée critique, … sans se substituer à l’effort mental au lieu de le soutenir (« paresse cognitive »), … sans provoquer l’érosion épistémique et … en évitant l’illusion des compétences… », voici quelques citations-extraits du Rapport préliminaire du Groupe scientifique international indépendant sur l’intelligence artificielle, qui nous a été présenté aux Nations Unies lors du Dialogue sur la Gouvernance de l’IA à Genève, il y a quelques jours.
    • Améliorer les conditions d’exercice du métier d’universitaire, notamment en matière de charge de travail soutenable, de stabilité de l’emploi, de reconnaissance institutionnelle et de moyens adéquats pour l’enseignement et la recherche.
    • Garantir des salaires et pensions dignes, condition indispensable à l’attractivité et à la pérennité de la profession.
    • Assurer un accès équitable à la carrière universitaire, fondé sur des critères transparents et non discriminatoires.
    • Prendre en compte la diversité des contextes, des situations nationales et des niveaux de développement, afin que la recommandation révisée soit réellement universelle.

    Notre association des professeurs universitaires aura l’occasion de transmettre à l’UNESCO, ainsi qu’aux autorités des pays où elle est présente, ses propositions d’évolution du texte et ses commentaires détaillés.

    Elle insiste sur un point essentiel : la voix des universitaires doit être pleinement portée dans le processus de consultation, respectée et prise en compte dans toute mise à jour de la Recommandation.

    Car aucune politique durable de l’enseignement supérieur ne peut être élaborée sans celles et ceux qui en assurent la mission au quotidien dans les amphi et dans les locaux universitaires.

    L’association des professeurs réaffirme ainsi son engagement constant en faveur de la défense de la profession universitaire, de la liberté académique et de la qualité de l’enseignement supérieur dans le monde.

     Jean-Louis CHARLET                      Michel GAY                                  Oleg CURBATOV

     Président                                              Secrétaire Général                       Vice-Président